19 avril 2009Savoir vivre et l'étiquette à table
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Avant de se présenter à la table, une règle demeure: celle de se laver les mains et de replacer ses cheveux si nécessaire. Pour tout genre de repas, conserver sa casquette dénote un grand manque de savoir-vivre.
Lors d’une réception, il convient d’attendre que l’hôtesse nous attribue une place et nous invite à nous asseoir.
Une fois installé, plaçons, discrètement notre serviette de table, sur nos cuisses. Évitons de la nouer autour du cou comme au temps du roi Henri IV, dans l’échancrure de son chemisier où encore d’en emprisonner une pointe à la ceinture de son pantalon ou de sa jupe.
À la fin du repas, pinçons notre serviette en son centre et glissons-là du côté droit du couvert.
Notre serviette nous a faussé compagnie? N’essayons pas de la récupérer en la rapprochant avec nos pieds ou en nous inclinant pour la saisir. Avertissons gentiment l’hôtesse ou le serveur de cet incident.
On devrait à l’instant la remplacer tout comme on le ferait pour un ustensile qui touche le plancher.
Pour faire bonne figure, il convient de se tenir naturellement droit; ni trop sur le bout, ni trop au fond du siège. Afin de ne pas gêner les voisins, l’écartement des genoux ne doit pas dépasser la largeur de notre siège. S’avachir, étendre nos coudes sur la table, se courber, se balancer sur sa chaise ou allonger démesurément les jambes ne corresponde pas à une tenue présentable en public.
Lors d’un repas en public, en aucun temps, un homme distingué n'enlève sa veste pour la suspendre au dossier de sa chaise. La femme placera son sac à main près de ses pieds pour qu’il ne gêne pas le serveur lors de ses allées et venues.
Avant le repas, par égard envers nos hôtes, n’appliquons pas une nouvelle couche de rouge à nos lèvres. Nous éviterons ainsi de souiller serviette ou verre. Une fois le repas terminé, le meilleur endroit pour redonner éclat à nos lèvres ou à notre visage demeure la salle de bain.
Depuis le début des années 80, l’étiquette moderne nous permet de placer les coudes sur la table. Lorsque notre place est dégagée de tout aliment, entre deux services, c’est avec grâce, élégance que nous pouvons effectuer ce geste. Une main peut alors effleurer le dessous du menton, sans s’attarder au visage, ni en obstruer la bouche ou soutenir la tête.
La meilleure position des bras consiste à appuyer les deux mains, sur le rebord de la table et cela tout au long du repas (usage européen qui ne crée aucune interrogation sur le genre d’activité exécutée par une main, sous la table). En Angleterre et aux États-Unis les gens ont la coutume de poser une main sur eux, à la hauteur de la cuisse, près de l’aine. De part sa situation géographique le Canada subit cette influence américaine.
Certaines personnes exagèrent parfois ce geste et allongent tout l’avant-bras sur leurs jambes. Ils nous présentent un physique en déséquilibre, corps courbé, épaule penchée, cou tendu, tête basse avec le visage très rapproché de l’assiette. Ce maintien ringard est loin de présenter énergie, bon accueil et connaissance du savoir-vivre à la table.
Nombre de personnes font le mouvement de se courber pour aller au devant de l’ustensile. Grave erreur! La main qui tient l’ustensile, quitte son appui sur la table sans distancier le coude du corps et conduit les aliments à la bouche.
Freinons certains gestes tels qu’enlacer notre assiette de notre bras de crainte d’en perdre le contenu ou la repousser vers le centre de la table pour avertir que nous avons terminé un mets.
Habituons les enfants à ne pas jouer avec les ustensiles. Dans le feu de la conversation, prenons le temps de déposer notre ustensile au lieu de pointer un convive arme fourchue ou pointue, en main!
Profitez des repas familiaux pour converser et enseigner à vos enfants l'art de la table et le savoir vivre ainsi que l'étiquette



